En 1997, avec 11'30 contre les lois racistes, plusieurs rappeurs s'unissent afin de soutenir les revendications d'égalité des droits, portées par le MIB (Mouvement Immigration Banlieue). 20 ans après, la "hagra" (le mépris) continue voire s'amplifie.
Avec les Lois Valls, la délivrance de titres de séjour de 3 ou 5 ans est favorisée au détriment de la Carte de Résidence de 10 ans, conquête de la mobilisation des quartiers populaires, suite à la Marche pour l'Egalité de 1983. Mais, ce sont surtout les conditions d'accueil au
Service des Etrangers à la Préfecture du Puy-de-Dôme qui posent, ici, immédiatement problème.
Plusieurs habitants nous ont relaté leurs difficultés pour prendre rendez-vous à la préfecture. Il faut se connecter à un serveur entre 8h et 8h30, seulement, avec un résultat improbable. Quand le dossier est déposé en retard, la personne étrangère est frappée d'une amende de 180 euros. Certaines voient leur titre de séjour "suspendu", sans délivrance de récépissé de demande de titre de séjour. Ainsi, à la précarité administrative, s'ajoute la précarité sociale.
Nous demandons à la Préfecture de mettre fin à ce système humiliant, de prendre en compte la fracture numérique ou démocratique, de débloquer des moyens humains et matériels nécessaires à un accueil et des relations avec les usagers dignes d'un service public républicain.
Nous demandons à la Ville, affichant sa prétention à vouloir lutter contre les discriminations, à interpeller la préfecture sur ces pratiques qui plongent dans la précarité sociale, nombre de Clermontois, à ouvrir les Maisons de Quartier à 7h30 afin de lutter contre la fracture numérique.
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